Cher Journal,
5h25
Réveil. Sacs remplis. Clé rendue.
Marche de 20mn de nuit jusqu’à la gare de Phnom-Penh.
6h30
Il n’y a que 2 lignes de trains au Cambodge, que 2 trains sur les quais de la gare, et pourtant on ne sait pas lequel on doit prendre 🙂
6h40
Le train sort progressivement de Phnom-Penh : des temples, des bâtiments industriels, des cabanons fragiles.
7h25
Les rizières séchées et jaunies donnent un aspect « savane » aux paysages, on perd nos repères. De maigres zébus et leur petits broutent dans ces champs.
8h02
Le train s’arrête dans une gare minuscule entourée de chemins en terre rougeâtre. Notre arrivée permet à un train de marchandises de partir en sens inverse, sur la voie unique.
8h14
Quelques champs entourés de clôture ou de haies donnent une touche qui me rappelle l’Europe. Contrairement à la voie ferrée, qui n’a aucune protection autour depuis le début du trajet.
8h40
Le plupart des maisons sont sur pilotis, parfois très hautes, ça leur donne une grande élégance je trouve.
Pourtant je ne vois pas de cours d’eau et c’est plus sec qu’au Vietnam… mais on est hors saison des pluies ! Et la hauteur apporte d’autres avantages (ventilation, moins de bestioles).
9h06
Quelques collines apparaissent doucement. Je réalise que depuis le delta du Mékong au Vietnam et au Cambodge, tout était plat.
Les buffles alternent avec les zébus.
10h10
Nouvelle gare, plus grande. Les maisons autour ont toutes des toit en tôle.
Des échanges de coucous de la main, notamment avec des enfants. Universel.
Puis des rizières vertes et des palmiers.
Des oiseaux blancs s’envolent au passage du train.
10h28
Des forêts plus denses, des troncs plus épais, des monts plus haut.
Une carrière entame une colline. L’impression de ne pas avoir de grosses pierres depuis bien longtemps.
10h45
Pause d’un quart d’heure à Pursat pour le plaisir ou pour acheter à manger sur quelques stands éphémères. La plupart des passagers descendent ; nous sommes quasiment les seuls occidentaux.
11h30
2 moines du wagon se lèvent et passent devant moi. Je trouve que leur toge est plus marron, moins orange fluo comme avaient les moines que j’ai croisés à Phnom-Penh.
12h07
Coup de frein du conducteur car un troupeau de zébus traverse la voie ! On attend que tous soient passés (en courant), et on repars.
12h30
Comme pour les autres arrêts, l’agent vient prévenir les passagers concernés qu’ils vont descendre.
On est peu nombreux dans ce train, seuls 2 wagons contiennent des passagers, surtout le premier.
13h15
On arrive à Battambang avec 15 minutes d’avance. On a pas vu de record de vitesse pour autant pendant ce trajet 😉
Surprise, un chauffeur de tuk-tuk nous attend avec mon nom sur son téléphone. Vanhun, qui tient notre logement pour 3 nuits, a pris soin de nous envoyer quelqu’un. Merci pour l’attention !


