Cher Journal,
À Miyoshi, notre chambre est une pièce de 12 tatamis. C’est une mesure traditionnelle japonaise, en même temps que la description du sol en question.
Il dégage une odeur, que Lucie remarque particulièrement, proche du foin, de la paille mouillée. C’est en fait la paille de riz contenue dans ces tatamis qui sent comme ça. Quand j’entre dans la pièce j’y fais attention quelques secondes puis plus du tout.
Une fois les futons pliés, l’espace disponible est utilisable par exemple pour mettre la table basse au centre et manger. Mais nous n’avons pas eu l’occasion de prendre un repas ici.
Aujourd’hui, je propose à Lucie d’essayer ses chaussons de danse achetés à Hiroshima. Élodie, sa prof de danse, lui a envoyé des vidéos pour s’entraîner et apprendre une chorégraphie. Elle se lance avec enthousiasme dans cet exercice en autonomie, et sort heureuse d’avoir pratiqué cette activité qu’elle aime tant ! Je suis content pour elle, et fier qu’elle se soit adaptée à cette configuration particulière.

Au moment où j’écris ces lignes, les futons sont dépliés, les filles dorment déjà. J’ai toujours aimé dormir près du sol, je me sens très à l’aise ici. Allez, bonne nuit !


