Cher Journal,
Comme les vaches qui ruminent l’herbe, j’ai besoin de retraiter les émotions fortes.
Après l’intensité d’une rencontre, d’une suite de paysages, d’immensités vertigineuses, j’ai besoin d’un temps pour en profiter vraiment avant d’en recevoir de nouveau.
J’ai besoin de les faire remonter pour les digérer vraiment.
Les longues pauses ou les trajets sont parfaits pour ça.
Écouteurs sur les oreilles, la steppe qui défile, le processus s’enclenche.
Je réalise vraiment l’hier ; et je vis vraiment le maintenant.
Comme je n’ai plus internet, je n’ai que de la musique déjà téléchargée sur mon téléphone en aléatoire.
Et comme ma musique est variée, ça fait des transitions étranges. Je découvre que le piano de Debussy (Rêveries) s’enchaîne idéalement avec le titre Within des Daft Punk.
Parfois les secousses de la voiture dans le chaos des chemins mongols sont très fortes, en décalage avec le calme de la musique. Imaginez écouter du Yann Tiersen dans un Roller Coaster…
Et puis, alors qu’on est en plein Gobi, Deezer m’envoie la chanson « Quand t’es dans le désert »…
Je souris.



Une réponse
Matthieu,
En effet ces 2 chansons s’enchainent merveilleusement bien….
C’est vraiment étonnant ce que le mode aléatoire peut nous faire découvrir…
Bonne continuation.