Cher Journal,
On passe la frontière Chine – Kazakhstan.
Désert de sable.
Et en quelques minutes, c’est vert. Éparse, pas trop haut, mais vert.
De rares maisons.
Des constructions sommaires ou abandonnées.
Du plat. Du vert. Du vert sur du sable, qui réapparaît parfois en petites dunes.
Quelques vaches.
Des lignes électriques simples et basses.
On a quitté la Chine et ses infrastructures gigantesques.
Puis au nord, des falaises blanches et rouges.
Au sud, mon regard porte loin. Pas autant que la Mongolie, mais quand même.
Ça fait du bien. Il n’y a pas de bâtiment. Certes, une autoroute et quelques poteaux. Mais sinon la nature, sableuse, la végétation sèche, basse, et au loin des montagnes désertes…
La perspective immense, le peu d’artificialisation humaine. Apaisant. Recentrant.
Je sais qu’en approchant d’Almaty les terres seront davantage façonnées par la main de l’homme. On passera ensuite plusieurs jours dans cette grande ville. J’espère qu’on pourra s’en échapper pour se plonger dans ces paysages.

