Cher Journal,
Après une première journée de rando dans les montagnes et rizières, nous rejoignons un logement à Tiantouzhai, petit village essentiellement peuplé d’hôtels. Mais nous sommes hors saison et il n’y a quasiment personne.
L’arrivée dans le village m’a beaucoup plû, après l’effort pour y monter à pied, l’escalier vers les premiers bâtiments, les 2 femmes qui brodent dehors, les poules, l’absence de voiture et de route. Pour circuler dans Tiantouzhai, les chemins sont labyrinthiques, montent et descendent, et n’ont aucune rembarde même quand le vide est conséquent.
Après le dîner, je pars seul me balader. La nuit est tombée, des lampadaires sont allumés mais espacés et j’avance de tâches de lumière en tâches de lumière.
Finalement je trouve 2 autres hôtels ouverts, mais avec pas plus de 2 clients dans leurs restaurants.
Le silence est remarquable. Vu que je ne connais pas les lieux, qu’il y a de quoi se perdre et que je ne sais pas quand les lampadaires reliés à des panneaux photovoltaïques vont s’éteindre, mon corps est un peu en alerte. Mais je me raisonne : les touristes sont la raison d’être de ce village, je n’ai jamais senti d’insécurité en Chine, et je ne suis pas allé très loin… Je poursuis donc calmement, parmis les maisons essentiellement en bois.
Les stockages de piquets, de planches, et de toutes sortes d’affaires me font penser à la ferme de mon papy, quand j’étais petit. J’aime l’atmosphère des lieux.
Je prends le temps de regarder autour de moi, de sentir où sont mes pieds sur cette Terre.
Je suis en Chine, au cœur des rizières de Longji, dans ce village de montagne qui a l’air loin de tout.
Et je suis à ma place.
Cela fait 5 mois aujourd’hui que nous sommes partis pour ce long voyage.

J118 – Distinguo !
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Cher Journal, Je ne pensais pas qu’un jour, simplement en écoutant, je distinguerai le chinois du coréen du japonais…Et pourtant, dans un transport en commun

