Soyu, en kimono, suit toute une chorégraphie pour plier un torchon rouge et le passer sur les ustensiles. C’est peut-être difficile d’imaginer que le pliage d’un torchon puisse être un art, un spectacle aussi… Je la regarde pourtant faire avec une certaine fascination.
Elle met quelques petites cuillères de matcha dans un bol, verse assez peu d’eau chaude et agite avec un fouet en bambou.
Elle vient vers moi et Chloé, pose le bol et nous invite à partager ce thé appelé Koicha. Je goûte en premier, je suis surpris que ce soit aussi peu liquide, le goût est assez fort. Je passe le bol à Chloé qui ressent la même chose mais boit quand même sans difficulté.
La veille, elle avait goûté du thé matcha et avait trouvé un goût d’épinard qu’elle aime bien. Ça m’y fait penser aussi.
Soyu ouvre symboliquement des volets de la pièce pour « admirer la vue ». On passe à la préparation du thé Ususha, plus décontracté et l’occasion de discussions. Elle nous demande pour combien de temps on est au Japon, entre autres.
C’est le moment de participer ! Je m’installe près du bol et je dois agiter le fouet jusqu’à faire mousser, ce qui demande de le faire avec énergie.
Je m’approche de Chloé avec le bol dans la main gauche, le fais tourner avec la main droite pour qu’il soit « orienté vers elle », le pose, place mes mains au sol et salue, en lui souhaitant d’apprécier ce thé. C’est un thé plus dilué, moins fort que le premier.
Puis Chloé fera le même exercice de préparation pour venir m’offrir ce thé.
Soyu pratique la cérémonie du thé depuis plus de 50 ans, elle a commencé à ses 17 ans. C’est Lucie qui lui a posé la question.
Chloé lui demande si c’est dur d’apprendre la cérémonie : « très difficile mais passionnant » nous répond elle.
Et bien, passionnant à regarder aussi ! Je suis heureux d’avoir vécu cette expérience avec mes filles .

J 17 – Shake it !
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Cher Journal, Tu sais comment on appelle une simple bouteille dans le transsibérien ? Un shaker. Première nuit dans le transsibérien.ça secoue !La vitesse moyenne

