Cher Journal,
A force de se balader en Europe ou dans des pays qui s’ouvrent grand aux touristes, on oublie un peu qu’un pays peut refuser de nous laisser entrer même quand on souhaite juste le visiter.
On est surpris quand un garde frontière fouille dans notre téléphone, cherche notre nom ou notre photo sur internet, nous pose des questions sur notre métier, ou simplement nous fait patienter plusieurs heures…
C’est toujours plus dur de savourer ce qu’on a quand on ne réalise pas bien qu’on pourrait ne pas l’avoir.
Le mouvement d’ouverture des frontières intérieures de l’Union Européenne est une belle chose.
Travailler à rassembler les humains plutôt que les séparer est une belle œuvre.
C’est un peu naïf ou évident, mais c’est ma pensée à la sortie de Koidula, un des 3 postes frontières entre l’Estonie et la Russie.


