J352 – Nasreddin

Cher Journal,

Sur la place principale de Boukhara, on trouve une statue d’un homme sur un âne.
Il s’agit du personnage de Nasreddin Hodja, auquel on associe plusieurs légendes et histoires philosophico-rigolotes.

Cela rappelle à Coline une autre statue d’un homme à l’envers sur un âne, en Chine, pourtant à plusieurs milliers de km d’ici, au Mont Hengshan.
Après recherche, les 2 endroits sont sur la route de la soie, et en Chine ce personnage est également très populaire, il porte le nom de Afanti. Il a même été un héros de dessin animé dans les années 80.

Nous avons lu quelques unes de ses histoires, voici mes 3 préférées (synthétisées) :

L’âne perdu
Nasreddin cherche son âne dans le village. Un voisin lui demande : « Tu l’as cherché derrière ta maison ? » — « Non, j’ai peur de le trouver là, parce que si je le trouve je n’aurai plus d’excuse pour me promener. »

L’odeur de la soupe
Un pauvre apporte un morceau de pain devant l’étal d’un marchand de soupe, et le tient au-dessus de la vapeur pour l’imprégner d’odeur avant de le manger. Le marchand exige d’être payé. Nasreddin intervient, sort des pièces — et les fait tinter contre le comptoir. « Tu as entendu le son de l’argent ? » dit-il au marchand. « Oui. » « Alors le son de l’argent paie l’odeur de la soupe. »

Le manteau
Nasreddin est invité à un banquet mais arrive mal habillé — on l’ignore, personne ne lui sert à manger. Il rentre chez lui, enfile sa plus belle robe en fourrure et revient. On l’accueille alors chaleureusement, on lui sert les meilleurs plats. Il prend donc sa manche, la plonge dans le plat et dit : « Mange, mange, manteau, puisque c’est toi qu’on avait invité. »

2 réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi...