Cher Journal,
Ce matin, je pars tôt du bungalow, à 6h10, pour me balader sur l’île à la fraîche (ou plutôt, à la douce chaleur).
La lumière rasante du matin est apaisante. Je prends quelques photos.
Les oiseaux poussent le volume au maximum. Je n’identifie presque aucun d’entre eux, c’est très dépaysant.
Je fais attention aux rares cocotiers qui poussent presque au-dessus du chemin : une chute malheureuse d’une noix de coco pile sur ma tête en marchant serait improbable mais quasi fatale.
Après la désormais habituelle montée et descente vers la plus grande plage de l’île (on est là depuis 4 jours déjà), je continue dans le sable.
Cette plage est orientée à l’Est, et la luminosité est telle, que je pensais le soleil déjà levé, mais caché derrière un nuage. Il n’en est rien : j’ai la belle surprise de voir un bout de disque rouge sortir d’un relief lointain à l’horizon.
Je marche plus lentement, pour observer sa montée, son reflet dans la mer, les petites îles proches de la notre, et un bateau de pêcheur immobile.
C’est magnifique.
Au bout de la plage, des rochers m’empêchent d’aller plus loin. Un bruissement de feuilles attire mon attention : quelques mètres plus loin, un varan vient de s’immobiliser en regardant dans ma direction. Je m’approche doucement, et prend une vidéo alors qu’il s’éloigne. C’est la première fois que je vois ce gros lézard en dehors des parcs de Bangkok, et j’en suis ravi.
Je quitte la plage par un chemin qui remonte. Je repense à mon projet de parcourir la totalité des chemins de l’île. Il y en a si peu que c’est je pense faisable en moins d’une heure. Je me lance.
Je passe devant des hévéas… Certains ont encore le pot accroché pour récolter le caoutchouc. Je n’en avais jamais encore vu de près.
Ha tiens, ça bruisse encore ! Toujours aussi craintif, un autre varan vient de s’échapper du chemin.
Un peu plus loin, une réserve d’eau. Elle est artificielle et permet aux habitants de puiser dedans quand leur cuve d’eau de pluie près de leur maison sont vides.
Je mets les pieds sur la 4ème et dernière plage de l’île, celle dites des pêcheurs.
Au loin, dans la mer, comme posés sur le fil de l’horizon, une dizaine de bateaux de pêche sont alignés.
Sur les 180 habitants de l’île, beaucoup sont des enfants, j’en croise justement un qui va à l’école.
Une adulte prépare le petit déjeuner pour ses clients. Les touristes sont environ 150 actuellement.
Parmis la population locale se trouve une des communautés thaïlandaises de « gitans de la mer » : les Urak Lawoi, qui vivent de la pêche et du tourisme (qualifié de « doux »sur cette île).
Je finis ma ballade à 8h, et me pose sur notre balcon, pour lire et écrire. Les filles dorment encore. Pour ma part, je suis délicieusement éveillé.

J172 – Continuer à voyager
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Cher Journal, Aujourd’hui Lucie me dit que ça ne la dérangerait pas de continuer à voyager après cette année, en revenant de temps en temps


2 réponses
Tu vas pouvoir écrire un bouquin avec tout ça !
Hé, qui sait ? 🙂