La motivation principale pour ne pas prendre l’avion lors de notre grand voyage en Asie était le réchauffement climatique, et donc le bilan carbone de nos transports.
Entre le 9 juillet 2025 et le 25 novembre, nous avons :
– traversé rapidement l’Europe
– passé 2 semaines en Russie, et notamment pris le transsibérien
– parcouru une partie de la Mongolie pendant un mois
– visité Pékin et d’autres lieux du Nord Est de la Chine (un mois)
– fait une pause en Corée du Sud (3 semaines)
– découvert le Japon (6 semaines)

Sans compter les déplacements locaux dans les villes dans lesquelles on s’est arrêté, voici un résumé de nos déplacements :
– Europe : 7 trains, 3060 km
– Russie : 4 trains, 5640 km
– Mongolie : 1 train, 710 km (et un trip en mini bus d’environ 2000 km)
– Chine : 8 trains, 2510 km, puis une traversée de 600 km en ferry
– Corée du Sud : 3 trains, 680 km, puis un ferry sur 200 km
– Japon : 25 trains, 4330 km (on a beaucoup bougé !)
Total de nos déplacements hors trip en Mongolie : 16930 km, en 5 mois, pour un total d’environ 800 kg de CO2 par personne. Pour le trip mongol, il faut ajouter approximativement 120 kg par personne.
Pour comparer, à lui seul, un aller Paris – Tokyo en avion c’est environ 1500 kg de CO2… En 24h !
Notre trajet le plus émetteur au km est le ferry entre Qingdao et Incheon (Chine – Corée du Sud), évalué à 19g par km, sur environ 600km.
Puis viennent les trains à locomotive diesel pour entrer ou sortir de Mongolie, autour de 13g par km.
La plupart du temps j’ai évalué le bilan carbone sur lowtrip.fr
Mais il ne faut pas prendre ces chiffres comme vrais au gramme près, retenez surtout les ordres de grandeur et les comparaisons pertinentes.
Lors de l’accord de Paris en 2015, les pays présents se sont engagés à limiter la hausse de la température à 2 degrés d’ici 2050, avec l’idée de faire face à des conséquences déjà catastrophiques mais qu’on pensait gérables. Pour cela, il faudrait limiter nos émission de CO2 à 2 tonnes par an et par personne pour l’ensemble de nos activités (y compris les essentielles manger et se loger !).
Prendre l’avion entre la France et le Japon en aller-retour émet déjà plus que ce quota, en très peu de temps.
Avec ce voyage et ce site internet, nous ne souhaitons pas nous présenter comme des modèles, mais donner des pistes, faire réfléchir, tester, et montrer que d’autres façons de faire sont possibles.


