Irkoutsk et départ vers la Mongolie

Prendre ses marques à Irkoutsk

Nous arrivons à Irkoutsk très tôt et faute d’accès à notre logement, nous nous posons quelques heures dans un parc repéré depuis le train pour un petit déjeuner pique-nique, enfin entourés d’arbres après tout ce temps enfermés.

Vers midi, nous prenons le bus à la gare pour traverser le fleuve qui coupe Irkoutsk en deux. À l’arrivée, nous déposons nos sacs dans un hôtel juste en face de notre logement, car il est encore trop tôt pour faire le check-in.

Nous partons ensuite manger dans un restaurant, le Pel’meniya, en sous-sol, moderne et vraiment très bon. Nous y mangeons des « raviolis » de toutes sortes. Il y a une salle de jeux pour enfants, décorée d’une fresque avec des personnages du studio Ghibli. Les filles terminent le repas avec un milkshake Oreo. Après cinq jours de Transsibérien et de repas sommaires, ce repas nous fait vraiment du bien !

Après avoir récupéré notre appartement vers 14h, les filles et moi faisons une énorme sieste ! Matthieu qui est plutôt en forme en profite pour découvrir un peu la ville, avec ses églises, sa place principale et surtout ses bords de rivière.

En fin d’après midi, après avoir bien dormi, nous sommes ressortis tous les quatre, essentiellement pour se dégourdir les jambes et faire les courses.

Irkoutsk est une grande ville mais bien moins que Moscou ou St Petersbourg, et ici nous voyons que la Russie est un pays en guerre. Notamment à cause des grandes affiches disséminées un peu partout incitant les hommes à s’engager dans l’armée pour une somme d’argent importante.

Reprendre le train vers la Mongolie

Après une nuit plus agréable (sans tremblement, bruit de ferrailles et autres…), départ d’Irkoutsk à 8h pour un train similaire à notre Transsibérien, à quelques détails près.

Le train et son équipage sont mongols. La déco est plus kitch (tapis, rideaux et nappes), les coussins sont remplis de ce qu’on pense être des bouts de pailles (celles pour boire), pas de repas offert ou d’accessoire, un vrai Samovar pour l’eau chaude… Mais une gentillesse de personnel identique !

Avec l’outil de traduction, Matthieu pose quelques questions pour remplir le papier de la douane. Il tente le merci en mongol, bayarlalaa. Elle lui demande comment nous disons merci en français, et cela semble lui rappeler quelque chose. Un peu plus tard, elle revient nous montrer des photos d’elle à Paris.

Le Baïkal, puis l’horizon qui s’ouvre

Après la ville, nous entrons au cœur d’une forêt de sapins, vallonnée. Puis celui que nous attendions se montre enfin : le lac Baïkal. Entre 10h et 13h30, nous le longeons, parfois tout près, parfois caché. Le plus grand, le plus profond et le plus ancien lac d’eau douce du monde.

L’après-midi, le train traverse des paysages de montagne, puis la grande ville d’Oulan-Oudé. La locomotive électrique est remplacée par une diesel. Nous voyons aussi de grandes cheminées de production électrique au charbon. Clairement, ce n’est pas la partie la moins carbonée de notre voyage !

Passage de frontière

La nuit tombe et nous nous approchons de la frontière. La sortie devrait être beaucoup plus simple que l’entrée en Russie.

Nous sommes assez excités d’arriver en Mongolie, qui nous semble si éloignée de nous, tant par les paysages que par la culture.

A lire aussi...