S’installer
À Moscou, notre logement est un appartement un peu excentré du centre-ville (GoldApart Na Proletarskoy Apartments), mais très proche d’un métro qui nous y amène rapidement. L’immeuble est immense, une grande barre avec tout type de services et de commerces à proximité. En bas, il y a beaucoup de jeux pour enfants, c’est fleuri et agréable.
Nous montons par un ascenseur à l’ambiance très soviétique (cf. notre Polarstep pour la vidéo). L’appartement est grand : un salon-chambre, une chambre, une cuisine et une salle de bain. Retrouver un peu d’intimité nous fait du bien et nous permet de nous coucher un peu plus tard que lorsque nous partageons tous la même chambre. Nous avions l’habitude de nos soirées entre adultes, et ça nous manquait un peu.
Nous nous posons tranquillement, puis nous allons manger dans un restaurant juste à côté, de style turc. C’est bon, mais pas typiquement russe… mais en fait c’est plutôt difficile à trouver.
Jeux soviétiques et centre-ville
Matthieu a repéré un musée consacré aux bornes d’arcade soviétiques. Nous partons donc dans le centre-ville faire cette visite assez étonnante. Avec le billet d’entrée, à 8,50 €, on nous donne 25 pièces (des pièces de 1 rouble de l’époque), rangées dans une boîte d’allumettes, pour jouer sur les bornes. Nous avons donc 100 parties à disposition ! Autant vous dire que nous sommes restés un bon moment, presque deux heures !
Il y a beaucoup de jeux : tir (chasse…), sport (hockey, course automobile…), guerre (sous-marin, chars…). Nous nous régalons à jouer sur des machines très loin des consoles d’aujourd’hui. L’ambiance est très hipster, il y a du monde mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit agréable. Nous n’attendons presque pas pour jouer, les regards sont bienveillants, c’est vraiment cool. Finalement, pour un musée, il n’y a pas tant d’explications que ça, mais nous avons adoré !
Ensuite, nous flânons dans les rues piétonnes de Moscou. Nous passons devant le Bolchoï et regardons s’il serait possible d’assister à un spectacle. Il y a des places… mais malheureusement les pièces jouées ces deux prochains jours sont déconseillées aux moins de 16 ans. Ce ne sera donc pas pour cette fois.
Pour finir la journée, nous nous installons en terrasse dans un restaurant à côté d’une serre. Matthieu goûte sa première vodka (Beluga), et je prends un plat typiquement russe : du boeuf stroganoff, servi avec une très bonne purée, excellent !
La place Rouge et une journée bien remplie
Nous allons, évidemment, voir la place Rouge mais en arrivant par le côté rivière et le parc, ce qui nous offre une vue en hauteur sur la Cathédrale Basile-le-Bienheureux aux coupoles en forme de glaces (encore).
La place est immense… mais elle n’est pas rouge ! Juste du goudron, les filles sont déçues (lol). Malgré tout, c’est impressionnant. Après avoir vu cette place en photo des centaines de fois, ça fait quelque chose d’y être vraiment.
Chloé propose de faire des photos où nous aurions l’impression de lécher les coupoles comme des glaces italiennes. Nous nous amusons bien et ça donne des photos plutôt chouettes.
Après avoir traversé la place, nous visitons une petite église. Les filles lancent ensuite une pièce sur le repère du point 0 des routes de Russie, c’est sensé porter bonheur. Nous n’y croyons pas vraiment, mais le ratio bénéfice/risque est clairement en notre faveur 🙂.
Nous nous promenons ensuite dans le parc du Kremlin. Ça fait quand même quelque chose de se dire qu’une des personnes les moins fréquentables du monde se trouve peut-être juste à côté… du coup nous ne nous attardons pas trop ici et continuons notre chemin.
Sur la route, les filles mangent un esquimau à la vanille. Le chocolat qui recouvre la glace est choisi au moment : blanc, noir, au lait ou caramel, trempé dans le chocolat fondu. Simple et efficace. Puis nous nous baladons dans le Goum, un mall juste à côté, au style très années 60, avec des boutiques de luxe. Nous n’achetons rien (pas notre budget !) mais c’est un lieu très joli.
Plusieurs journées en une !
Parce que nous aimons faire plusieurs sorties dans la même journée, nous reprenons ensuite le métro pour aller au parc Gorki. Il y a pas mal de marche pour y arriver, notamment la traversée d’un long pont. Au loin nous apercevons une sculpture en forme de proue de bateau, celle de Pierre le Grand, qui nous plaît bien.
Ce parc est immense. Nous nous promenons un peu, puis nous nous arrêtons à une aire de jeux. Je m’allonge sur un banc pour faire une petite sieste pendant que les filles jouent, notamment avec un écureuil. Et d’un coup, le temps se gâte.
Dix minutes après mon réveil, nous entendons le tonnerre et la pluie commence à tomber. Très vite, ça devient de vraies trombes d’eau. Nous nous réfugions juste à temps, même si nous sommes déjà bien mouillés, dans un musée du parc. Nous attendons que ça passe en jouant aux cartes, puis nous rentrons chez nous, heureux de cette journée mais bien fatigués.
Dernier journée au VDNKh
Matthieu avait lu sur un blog que la visite du parc VDNKh valait vraiment le coup. Nous décidons donc d’y aller.
C’est un parc où se côtoient une sorte d’exposition universelle des pays de l’ex-URSS, un parc d’attractions et bien d’autres choses encore. Nous visitons quelques pavillons et statues, puis nous mangeons dans un food court des spécialités russes. C’est effectivement très sympa de se promener ici. C’est le gigantisme russe !
Nous repérons un musée d’art numérique, mais le prix est beaucoup trop élevé pour nous. Nous optons donc pour une activité de consolation : monter sur la grande roue. Après tout, c’est quand même la plus grande d’Europe avec ses 140 mètres de hauteur. La vue sur la ville est imprenable et si vous suivez nos aventures vous savez à quel point Matthieu aime prendre de la hauteur.
Demain le Transsibérien
Nous sommes bien crevés après avoir enchaîné Saint-Pétersbourg et Moscou ! Les villes sont grandes et riches de visites.
Notre sentiment sur ce moment en Russie mélange plaisir et malaise. Nous nous sommes rendus compte que même si le pays est en guerre, rien, à part quelques affiches (propagandes) sur l’armée, ne le fait croire, du moins dans ces grandes villes. Les habitants consomment, font la fête, les magasins sont pleins, la joie de vivre se lit sur les visages… Nous avons l’impression d’un immense gâchis parce que ce pays est un pont magnifique entre l’Europe et l’Asie.
Nous sommes contents de prendre le Transsibérien le lendemain : cinq jours de train, ça devrait nous laisser le temps de nous reposer… (spoiler : NON !)


