Rendez-vous sur l’application Polarsteps « Lesbottesentrain » (Matthieu)
Train, bateau, voiture électrique…et plus encore
Nous sommes allés en Corse en plein été ! Ce n’est pas dans nos habitudes — on préfère largement les petits campings à la ferme sur « le continent », loin des zones trop touristiques. Mais alors, pourquoi ce choix ?
Eh bien, tout simplement parce que le père de Matthieu voulait offrir à ses enfants et petits-enfants un voyage d’une semaine, tous ensemble, pour fêter ses 70 ans.
Le projet de départ, c’était l’Égypte… Sur le papier, c’était chouette, mais nous, nous ne prenons pas l’avion. Alors on a expliqué, on a été entendus, et ils ont proposé la Corse à la place.
Les parents et la sœur de Matthieu (avec ses enfants) y sont allés en avion, et nous avons choisi l’option train + bateau. Et quitte à faire le trajet, on est resté une semaine de plus pour en profiter.
Depuis chez nous, en Gironde, on peut rejoindre la Corse en 24h :
- Le train vers Marseille nous fait quitter les paysages du Sud-Ouest pour ceux de la Méditerranée.
- On a le temps de se poser à Marseille, et d’y faire une petite activité.
- Voir la côte s’éloigner avant de s’endormir sur le bateau, c’est magique.
- Et se réveiller dans la baie d’Ajaccio, au son des chants corses diffusés dans la cabine… ça n’a pas de prix 🙂

Marmande – Marseille
Départ de Marmande samedi à 9h06, arrivée à 14h38 à Marseille !
L’enregistrement pour le bateau se faisait jusqu’à 18h30, on en a donc profité pour visiter une exposition temporaire sur Van Gogh, près des quais.
C’est la première fois que Coline (qui est clairement une stressée des horaires) se détend au point qu’on ait pu faire une activité pendant une longue correspondance ! Et c’est une réussite, Coline admettra que c’était même « laaaarge » 😉
Pour rejoindre la gare maritime, le plus direct aurait été de prendre le métro, mais on a préféré rester en surface.
Depuis la gare, on est descendus jusqu’à l’arrêt de tram Belsunce Alcazar (ça descend bien, et c’est toujours plus facile quand on porte des sacs !).
On a pris le tram T2/T3 jusqu’à Arenc Le Silo, puis on a descendu le boulevard Mirabeau.
Ensuite, on a simplement suivi les panneaux « Corse – accès piétons – La Méridionale », notre compagnie de ferry.
Le ferry
Nous avons embarqué sur le Piana, un ferry qui expérimente une solution écologique : stocker ses émissions de particules pendant la traversée pour les traiter une fois à quai.
A bord, nous avons pris nos marques, posé nos sacs dans la cabine (idéale pour quatre), puis dégusté un avant-goût des spécialités corses lors de l’apéro au bar du bateau ! Chloé est devenue fan de la Corsica, une boisson pétillante à la clémentine corse qui rappelle un peu l’Orangina.
Il faisait bon en cette fin juillet, alors nous sommes montés sur le pont pour voir la côte s’éloigner peu à peu. Nous avons pique-niqué, profité d’un magnifique coucher de soleil, et c’était déjà l’heure de dormir. Nous avons rejoint notre cabine, déplié les lits : les filles en hauteur, ravies, et nous en bas, bien décidés à profiter d’une nuit de repos — courte, mais bienvenue.
Vers 6h, le réveil s’est fait tout en douceur, au son d’une polyphonie corse diffusée dans les cabines. L’ambiance est posée, c’est génial ! On se prépare à débarquer, et sur le pont, la vue sur la baie d’Ajaccio est splendide.

Voiture en Corse
Il n’y a plus d’agence de location près du port d’Ajaccio. Nous décidons donc de faire deux équipes : les filles resteront dans un café avec les bagages pour prendre un petit déjeuner, pendant que Matthieu ira chercher la voiture de location à l’aéroport.
Et voilà Matthieu parti avec le bus L8 pour l’aéroport (le trajet dure environ 15 minutes, mais le bus ne passe qu’une fois par heure. Tarif : 6 €, en envoyant “muvi5” par SMS au 93020).
Deux heures ! Deux heures d’attente pour récupérer la voiture, en plein soleil… Matthieu est courageux. On s’envoie des messages, on garde le sourire : c’est les vacances !
Nous avions réservé une voiture essence, pensant que ce serait plus simple : nous allions passer une semaine en famille avec une autre voiture thermique, et Matthieu craignait que l’électrique complique l’organisation. Finalement, l’agence n’avait plus que des voitures électriques. On a un peu tiqué… La Corse, c’est montagneux : est-ce que ça allait nous empêcher d’aller où on voulait ? Pas le choix, on fera avec !
Finalement, tout s’est très bien passé.
Les trajets sont certes longs en temps et souvent sinueux, mais en kilomètres, ce n’est jamais énorme : on ne consomme donc pas tant que ça.
Il y a des bornes rapides sur les parkings de supermarchés, et des bornes (souvent plus lentes) sur les parkings de ville ou à proximité des lieux touristiques. L’agence proposait même un pass avec recharges illimitées sur un réseau de bornes, plutôt avantageux.
La voiture était petite, ce qui est parfait pour les routes de montagne parfois très étroites (c’est plus rassurant !) et avec la boîte automatique, c’était bien plus confortable à conduire.
Comme d’habitude, Chloé et Coline ont le mal des transports : les virages corses n’arrangent rien… Un petit Nausicalm chacune, et ça va mieux !

1ère semaine de voyage, en famille
Après avoir enfin récupéré la voiture, et avant de rejoindre notre logement, nous avons fait un arrêt au parc animalier A Cupulatta. Ce parc, situé à quelques minutes d’Ajaccio, est dédié aux tortues : on y découvre des dizaines d’espèces dans un cadre arboré, calme et frais. Les filles ont adoré — elles aiment toujours autant les animaux — et même si, en général, nous évitons les activités que l’on pourrait faire “chez nous”, ce parc nous semblait vraiment unique en son genre. Et nous n’avons pas été déçus ! Si vous êtes dans le coin, prenez le temps de vous y arrêter, comptez au moins deux heures de visite.
Nous avons ensuite pris la route pour Porto Ota, tout près des célèbres calanques de Piana et de la réserve naturelle de Scandola, où nous avons posé nos valises pour une semaine.
Cette semaine là, nous l’avons passée en famille, avec les parents de Matthieu, sa sœur, et ses deux neveux. Le programme a surtout été défini par son père : quelques petites randonnées nature, beaucoup de plage, une sortie en mer et une journée à Calvi.
C’était un rythme plus tranquille que celui auquel nous sommes habitués. Alors, de notre côté, on s’est parfois rajouté quelques balades ou randos, tout en rejoignant le reste de la famille le soir à l’hôtel pour partager les repas.
Parmi nos coups de cœur cette semaine-là :
- Les cascades d’Aïtone à Evisa, avec leurs superbes bassins naturels ;
- Deux belles randos dans les calanques de Piana ;
- Le snorkeling sur la plage de Caspiu, aux eaux limpides ;
- Une autre rando jusqu’à la Cascade di Radule ;
- Et bien sûr, la balade en bateau dans le golfe de Girolata (même si le bateau allait un peu vite, ce qui a fait peur à Lucie et Chloé).
2ème semaine de voyage
C’est déjà l’heure de dire au revoir à la famille, et nous reprenons la route pour continuer notre séjour.
Nous connaissions déjà la Corse pour l’avoir visitée plus jeunes (nous n’étions pas en couple à l’époque) , mais Coline n’avait encore jamais mis les pieds dans le sud de l’île. Nous avons donc choisi de poser nos valises à Sartène, pensant que ce serait un bon point central pour rayonner entre Propriano, Bonifacio et Porto-Vecchio.
Mais en réalité… ce n’était pas si pratique. Nous étions au cœur de la montagne, en bout de route, un vrai cul-de-sac ! À chaque sortie, il fallait rajouter 30 minutes de virages pour retrouver un axe principal.
Difficile pourtant de déconseiller ce choix : notre hébergement était top, nos hôtes adorables, le coin paisible et charmant. Mais si vous pensez à y séjourner, sachez qu’il faudra accepter de faire pas mal de kilomètres supplémentaires chaque jour !
Nous avons donc renoncé à aller jusqu’à Porto-Vecchio, mais cela ne nous a pas empêchés de faire plein d’autres découvertes !
- Randonnée à la tour de Campomoro, en suivant le sentier du littoral et ses rochers aux formes étonnantes. Même sous un ciel couvert, la chaleur dans le maquis était écrasante : prévoyez beaucoup d’eau, surtout avec des enfants. Il existe plusieurs options de parcours ; nous avons choisi le plus court, avec une longue pause pour grimper sur les rochers. C’était largement suffisant et très chouette.
- Visite du site préhistorique de Filitosa. La visite se fait principalement en extérieur : la première partie est ombragée, la seconde plus exposée, et elle se termine par un petit musée. Le lieu est magnifique, calme, et chargé d’histoire. En bonus : un jeu de piste bien conçu pour les enfants, avec des questions, un mot mystère à reconstituer, et une petite récompense à la clé.
- Nous avons aussi visité Sartène, une très jolie ville perchée, au charme typiquement corse. Par hasard (et avec un peu de chance), nous sommes tombés sur un concert de polyphonie corse donné à l’occasion de l’anniversaire du Chœur d’Hommes de Sartène. Il y avait visiblement des « stars » du genre présentes — un vrai privilège ! Les filles, elles, n’ont pas vraiment accroché… sauf une chanson un peu décalée avec des cris d’animaux et des “Pan !” de chasseurs, qui les a bien fait rire. Nous, on a adoré. On ne peut pas faire que des activités qui plaisent à tous les 4 !
- Balade en catamaran à Bonifacio (chez Les voiles de Bonifacio). C’était une première pour nous : une demi-journée sur un petit bateau, sans moteur, porté uniquement par le vent. Un vrai régal… Pas de bruit, pas de secousses, juste le plaisir de glisser sur l’eau. Le snorkeling loin des côtes, dans des eaux chaudes pleines de poissons, on adore. En revanche, attention : en plein mois d’août, se garer le long de la route est mission quasi impossible. Matthieu a déposé tout le monde à la plage (petit rond point où on peut faire demi-tour) et est allé se garer loin, puis est revenu à pied (comptez un bon quart d’heure de marche selon votre chance).
- Visite de Bonifacio. Petite astuce : après notre sortie en mer, nous sommes allés en ville en début de soirée, nous avons trouvé une place facilement dans un parking, alors qu’en journée tout semblait plein. Nous avons flâné dans les ruelles, admiré les vues sur les falaises, puis mangé dans un restaurant typique délicieux. Une belle fin de journée !
- Randonnée à la Cascata di Piscia di Ghjaddu, dans le massif de l’Ospedale. Le parking est payant, mais l’endroit vaut le détour.
C’est une balade assez facile, d’environ 2h aller-retour, qui serpente dans la forêt jusqu’au sommet d’une impressionnante cascade de 70 mètres.
La descente jusqu’en bas est possible, mais assez dangereuse, surtout pour les enfants. Les filles sont donc restées en haut, ce qui n’était pas un problème : la vue depuis le sommet est déjà spectaculaire !
Retour à la maison
Sans surprise, le trajet retour s’est fait dans le sens inverse. La remise de la voiture a été beaucoup plus rapide et on a embarqué à Ajaccio dans la soirée. Le ferry est arrivé à 7h à Marseille (pas de réveil au rap marseillais cette fois, dommage ! Mais on a quand même eu droit aux polyphonies corses, toujours aussi plaisantes). Cela nous laissait largement le temps d’attraper notre train de 9h28.
Pour rejoindre la gare Saint-Charles depuis le port, nous avons pris le métro M2. Petit conseil : si vous partez à pied de la gare maritime, l’arrêt Joliette est le plus simple d’accès. Nous avons fait l’erreur de viser Désirée Clary, et avec les sacs, la montée nous a bien fait sentir nos mollets !


















