Cher Journal,
Laurent, sur le chemin de Compostelle depuis début septembre, raconte son trajet quotidien sur Polarsteps. J’aime ses photos depuis des années, et celles d’El Camino, comme il dit, ne dérogent pas à la règle 🙂
J’aime aussi ses textes, qui nous plongent dans sa marche solitaire. Il croise cependant des pèlerins, et notamment… des Coréens !
Ceux-ci ont l’air d’avoir connu Compostelle par un film, une série, ou autre production… Et il nous demande si on sait ce que ça peut être, au moment où nous sommes en Corée.
Pas évident de poser la question au premier passant venu, je fais donc la tournée des églises ! Il y en a beaucoup en Corée. Certaines, avec leur porte vitrée à ouverture automatique, sont bien loin des églises en pierre que Laurent visite sur son trajet.
Mais à chaque fois je ne trouve personne. On est pendant la fête de Chuseok et ça joue peut-être.

À Guryongpo, une église surplombe un quartier labyrinthique. Avec les filles, on monte une ruelle raide et étroite, qui passe derrière l’église… Mais pas à l’entrée ! On se retrouve à descendre aussi sec, bredouilles. Personne dans les ruelles, on est juste à côté de la zone touristique, mais quelques mètres suffisent pour sentir qu’on est hors circuit, et j’aime bien.

Lors de notre échange avec Yun, je tente de lui expliquer la demande, mais ça ne lui parle pas.
Pour cette fois, c’est internet qui aura la réponse.
« Korean Hostel in Spain » (2019) : émission très suivie sur tvN où l’acteur Cha Seung-won et d’autres stars tenaient une auberge pour pèlerins. Les paysages, la camaraderie et la spiritualité du chemin y étaient magnifiquement mis en scène. Cette émission a eu un énorme impact culturel, un peu comme « Into the Wild » en Occident.
Avec ce que j’ai vu de la Corée, je tente d’imaginer ces Coréens marcher sur les chemins et dans les villages espagnols… Ça doit leur faire un sacré changement !



Une réponse
Merci beaucoup et merci pour cette enquête bien menée ! Ça confirme ce que j’avais entendu sur le Chemin ! J’ai adoré leur compagnie, leur enthousiasme et leur joie. Et que dire lorsqu’ils se retrouvaient en cuisine dans les auberges. Ça me manque déjà.
Vivement le prochain pèlerinage.