Cher Journal,
Arrivés à Incheon, la ville portuaire proche de Séoul, on est assez loin de notre logement.
Comme d’habitude on choisit les transports publics, le taxi vient en second choix.
Selon Google Maps, on avait 2 bus et 2 métros soit 2h de transport. Pour la comparaison le taxi annonçait au moins 1h.
On achète 4 cartes de transport dans une supérette, préchargées avec a priori le nécessaire pour le centre de Séoul.
Ce ne sera pas possible dans l’immédiat de suivre les arrêts au fur et à mesure car nous n’avons pas encore de sim locale donc pas internet sur téléphone. Je prends des captures d’écran de nos étapes en espérant que ça suffise.
Les noms des arrêts de bus ne sont pas toujours traduits sur les panneaux… Parfois seulement le premier et le dernier.
À la sortie du port on trouve un arrêt du bus 16 ; un chauffeur de taxi nous conseille de prendre un autre arrêt du 16 plus loin… Mais ce n’est pas le bon sens, Coline s’en rend compte à temps !
On commence donc par attendre 15mn de plus.
Je prends une photo de l’arrêt pour la montrer au chauffeur, car ce n’est pas évident que je suive les noms en coréen :

Dans le bus 16, je montre au chauffeur le numéro du bus suivant, le 23. Il a l’air perplexe, tente de traduire mon application qui affiche les noms en alphabet latin, pour au final nous donner 50.000 wons et nous conseiller de prendre un taxi !
À un moment je me demande pourquoi on n’a pas pris le taxi directement.
On a des gros sacs, on ne connait pas le pays et le fonctionnement des transports.
On se complique la vie.
Mais dans les transports publics, il y a… du public !
Et voici ce qu’il s’est passé avec des personnes croisées aujourd’hui :
• On a aidé une dame qui était aussi perplexe des 2 arrêts du bus 16
• Le chauffeur du bus 16 s’inquiète pour une famille de touristes jusqu’à nous donner 30€ !
• Dans le bus 23, une vielle dame échange des sourires avec Chloé et lui offre un gâteau. Elle voit ensuite Lucie et lui offre un paquet de chips aux crevettes. Elle nous indique quand est notre arrêt
• Dans la station de métro qui est plus comme un RER avec des trains qui ne s’arrêtent pas partout, on demande de l’aide à un militaire qui prend le temps de nous aider
• Dans la station suivante où nous sortons, une personne nous aide spontanément, nous explique que c’est la station la plus compliquée de Séoul, nous guide jusqu’au quai… Et me déconseille Google Maps, pas assez fiable ici
• Dans le métro on discute avec une femme et son enfant qui s’intéressent à nous ; elle nous apprend les mots de politesse en coréen ; souhaiterait aussi voyager comme on le fait ; parle de son mari très occupé dans une start-up ; nous informe que les restaurants seront sans doute fermés autour du 6 octobre pour Chuseok, la fête des récoltes
• Dans le second métro, un homme est curieux du bâton de Chloé et nous demande si on part faire du camping 🙂
Ces 2 bus et 2 métros n’étaient pas la solution classique des touristes.
Mais en prenant l’itinéraire bis, celui du transport quotidien des habitants, de simples et beaux échanges sont possibles.
Et à Séoul ce jour là : des coréens curieux, généreux, aidants.
On a pas vu passer ces 2h.


