Cher Journal,
Je m’attendais à une ville dense, à marcher dans la foule, à sentir la pollution… Pas du tout !
Il y a bien sûr du monde dans le métro aux heures de pointe, mais pas plus qu’à Paris.
On est nombreux dans les grands sites touristiques comme la cité interdite, mais les lieux sont grands aussi, la taille des entrées adaptées, on est pas serré.
On a l’impression que tout ce qui est visible par les touristes est propre : le métro, les grands axes, les sites iconiques, les grands magasins… C’est certainement une volonté politique.
On sait qu’une ancienne rue de street food a été fermée officiellement pour manque d’hygiène en 2016 par exemple. Et on ne trouve pas ici tous les animaux possibles à manger…
On se doute que certains quartiers ou banlieues ne présentent pas une vitrine aussi clean.
L’immense majorité des touristes sont chinois.
Tous les jours, nos filles sont regardées – pas discrètement – par les locaux, surtout qu’on a une blonde au yeux bleus ! En une semaine elles sont été prises en photos 4 ou 5 fois (sans compter celles prises en cachette).
Sortis des sites célèbres, nous croisons peu d’occidentaux. D’ailleurs on les remarque, et on a toujours le réflexe d’écouter s’ils sont français, ce qui est arrivé, je dirais, 3 fois.
Si oui, on se dit facilement bonjour. On a échangé avec un couple qui voyage depuis plusieurs semaines. Ils ont la peau noire et sont très observés et sollicités pour des photos ! D’ailleurs depuis l’Europe de l’est, la Russie et la Mongolie, on est pas dans des pays de mélange de couleurs.
Mais à chaque fois qu’on s’intéresse à nous, c’est avec le sourire. Un policier me lance un « Hello ! » spontané dans la rue. Un groupe dans le métro tente d’enchainer avec un « nice to meet you ». Dans un « hot pot » (restaurant de fondue chinoise), on prend le temps de nous expliquer comment manger (par des gestes), tout le personnel est là quand nous payons et nous avons droit à un « welcome in China ». Dans un restaurant à base de riz où nous allons plusieurs fois, on nous explique gentiment ce qu’il faut mélanger, ce qui est piquant ou pas, et on nous pousse à aller au buffet de riz / kimchi / soupe d’algues à volonté.



