L’arrivée
Nous prenons notre premier train russe, entre Pskov et Saint-Pétersbourg et entrons dans le train sans les billets, mais avec notre passeport. Vous retrouverez toutes les infos pour prendre le train en Russie ici. Le train est très confortable, large et ne bouge pas trop, moi qui suis malade en transport je peux y travailler sans soucis. Nous arrivons à Saint-Pétersbourg en quelques heures.
A l’arrivée, nous sautons dans le métro, qui se prend avec des jetons (comme une machine à sous) si on n’a pas la carte magnétique, et qui est vraiment peu cher. C’est l’un des métros les plus profonds du monde. Les escalators sont très longs, plus de deux minutes… heureusement qu’ils sont là!
Nous avons réservé un logement dans une auberge de jeunesse dans le centre et très bien situé (Kazanka Guest House). La chambre est petite, il y a deux lits superposés, les matelas sont fins, ça grince au moindre mouvement, il fait chaud, la cuisine est quasi inexistante, il y a des douches qui donnent directement dans le couloir, mais c’est bon, il y a deux rideaux l’un sur l’autre (quand même 🙂 ). Bon, il y a aussi des douches qui ferment, nous ne nous tenterons donc pas à prendre celles du couloir. Mais pourtant… On y est bien. Nous savons que nous allons rester quatre nuits, et ça fait vraiment plaisir de se poser un peu après la semaine écoulée.
Il est 17h quand nous arrivons dans la chambre et nous avons envie de sortir tout de suite pour découvrir la ville.
Grâce à la super application Yandex Maps, où on trouve tous les restos facilement avec des descriptions très détaillées, Matthieu en repère un qui le tente bien.
Nous marchons quelques centaines de mètres et entrons au Phali-Hinkali. Il n’y a plus de place et nous devons attendre 30 minutes. Nous réservons donc au nom de Matthieu et ressortons se promener. Mais la dame du restaurant ressort et crie dans la rue « MATIOU » 🙂 . Une place s’est en fait libérée. Nous allons pouvoir manger tout de suite.
C’est de la cuisine géorgienne, très fréquente en Russie, et c’est là que nous mangeons nos premiers et juteux khinkalis, avec une vidéo explicative pour savoir comment ça se mange, car c’est tout un art. Les filles se prennent au jeu et se régalent. Nous enchaînons les plats comme si nous avions faim… Nous avions faim !
C’est heureux, et le ventre bien rempli, que nous allons nous coucher.
Premiers pas et premières visites
Le matin est là, et nous en profitons pour faire un peu d’école. Nous sommes encore en phase de test, et le début est pour l’instant plutôt positif.
En début d’après-midi, c’est reparti pour une journée de visite.
Nous ne sommes pas très loin de la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, nous partons donc à pied la voir.
C’est une cathédrale orthodoxe, évidemment, et c’est quand même bien différent des nôtres. La déco est belle, riche et fournie. Nous voyons une file de personnes venues embrasser son icône et y faire une prière.
En sortant, nous passons devant la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé.
On ne rentre pas, mais l’extérieur est très typique des images de bâtiments russes qu’on peut s’imaginer, avec des coupoles en forme de glace.
À ce moment-là, nous nous séparons. Matthieu s’échappe pour aller au palais de l’Ermitage afin de voir s’il est possible de réserver et pendant ce temps, les filles et moi allons dans le parc à côté. Nous faisons un petit tour, puis nous se posons sur un banc, à l’ombre des arbres, le long d’un canal. Il y fait plus frais, c’est agréable.
Matthieu nous rejoint une trentaine de minutes plus tard, bredouille.
On ne peut pas réserver l’entrée comme ça, mais apparemment ce n’est pas forcément nécessaire. Nous irons donc demain, sans avoir réservation… En espérant que ça passera.
La journée continue tranquillement. Nous partons tous ensemble au parc du Champ-de-Mars, où on peut s’asseoir dans l’herbe contrairement au précédent. C’est le moment de la pause goûter et des jeux de cartes. Le jeu du moment est le Trio, mais en version jeu de cartes classique et ça marche très bien !
Nous rentrons à pied en passant par la place du musée de l’Ermitage.
C’est très animé, et en longeant les canaux, on voit défiler des dizaines de bateaux pleins de jeunes faisant la fête. L’ambiance de Saint-Pétersbourg est très moderne, à la mode, c’est assez déroutant. Les gens consomment et s’amusent, loin de l’image qu’on pourrait se faire d’un pays en guerre…
Une journée à l’Ermitage
Aujourd’hui, visite du musée de l’Ermitage. Nous avons la confirmation qu’il n’est pas nécessaire de réserver, nous sommes entrés après une vingtaine de minutes d’attente. Le prix est dérisoire, 5 euros pour les adultes, et gratuit pour les enfants.
Même si nous n’avons pas de « bucket list », celui-là est quand même assez incontournable tant il est iconique, si bien sûr on aime les grands musées… nous, on aime.
Nous ne faisons pas toutes les salles. Il s’agit de l’un des trois plus grands musées d’art du monde, aux côtés du Louvre, et du plus grand en nombre d’objets exposés. Il est très bien organisé pour la visite.
On passe de pièce en pièce de façon cohérente, et il est agréable d’y flâner en observant les œuvres, statues, tableaux, meubles, objets déco, armes…
Chloé aime particulièrement la salle consacrée à l’escrime, avec des textes en français et bien sûr des épées.
Nous y passons un long moment et en sortons repus d’œuvres d’art.
En sortant, nous nous posons juste à côté, en s’asseyant dans l’herbe du parc qui touche la place de l’Ermitage.
Les filles tentent d’apprendre à faire la roue avec Matthieu comme prof, ça avance bien, mais il faudra encore quelques leçons.
C’est l’heure du repas, nous mangeons dans un resto à l’esprit français, le Schast’ye. C’est un peu classe et c’est très bon, on se fait plaisir.
Avant de rentrer, Matthieu monte en haut des coupoles de la cathédrale Saint-Isaac qui se trouve juste en face.
S’il y a un point de vue, vous y trouverez certainement Matthieu.
Une pause au bord de l’eau
Nous n’y avions pas vraiment pensé avant de venir, mais il est possible de se baigner à Saint-Pétersbourg.
Il fait chaud, alors nous prenons le métro direction la plage de Plyaz. Pour y accéder il y a le grand parc Parc du 300ème anniversaire de Saint-Pétersbourg à traverser.
Nous nous baignons toutes les trois tandis que Matthieu nous attend sur le sable.
L’eau est plutôt froide, mais quand on est dedans, ça passe. Nous nous amusons bien, et j’avoue que j’adore me baigner l’été et que ça me manquait. C’est une parenthèse bienvenue. Chloé passe un long moment à construire un château de sable, Lucie se repose.
Il y a beaucoup de monde, nous ne nous attardons pas trop sur le sable et nous nous installons dans l’herbe, à l’ombre des arbres, pour jouer aux cartes.
Avant de partir, nous faisons le tour du parc. Il y a quelques jeux pour enfants, les filles jouent, surtout Chloé.
Lucie nous fait part de sa peur que quelqu’un vienne lui parler et qu’elle ne sache pas répondre. Nous prenons le temps d’en discuter pour essayer de la rassurer. Elle n’est pas encore prête. En même temps, nous ne sommes pas partis depuis longtemps. L’adaptation n’est pas forcément immédiate, et on ne s’inquiète pas.
En route pour Moscou
Ces quelques jours nous ont permis de souffler un peu, de reprendre un rythme plus calme, et de profiter d’une grande ville sans courir partout.
Demain, ce sera Moscou, un autre décor, une autre ambiance.


